Atacama et le nord du Chili
Bienvenue au désert
Après une aventure mi-figue mi-raisin en Bolivie, nous voici en direction de San Pedro de Atacama au milieu du désert d’Atacama. Mais d’abord petit tour à la douane, enfin très long tour à la douane. On en vient presque à regretter l’Asie. Nous devons remplir un formulaire en ligne avec le seul téléphone d’occasion très lent de Quentin avec en prime une connexion internet digne des modems des années 2000. Tout ça dehors dans un froid polaire. Heureusement Quentin décide de s’en charger car la patience légendaire de Juliette avec les outils informatiques aurait probablement causé la perte de notre seul téléphone restant…
Probablement le village le plus touristique du Chili, San Pedro est très mignon au milieu de son petit désert. On observe déjà une sacrée différence de développement avec les pays précédents : sans être au niveau de l’Europe, les routes sont pavées, certains restaurants ont l’air très alléchants et notre hôtel a l’air fort sympathique. Par contre, première surprise de poids, le coût des restaurants a l’air sans commune mesure avec le reste de l’Amérique du Sud. Des plats à la carte à une dizaine d’euros, nous ne sommes plus si loin de la France et c’est du jamais-vu dans notre voyage à part au Japon ou à Singapour. On ne comprend pas vraiment comment les habitants peuvent déjeuner dans ce genre d’endroits quand le salaire moyen est à peine aux alentours de 700 euros. C’est peut-être lié au fait d’être le pays le plus inégalitaire du continent ?
Nous passons deux jours à vélo à découvrir les environs. Les décors sont vraiment magnifiques et une nouvelle fois après le Salar d’Uyuni, parmi les plus beaux qui nous aient été donné de voir. Tout rappelle Mad Max ou Star Wars selon les références, avec des dunes de sable, des canyons escarpés et un silence pesant… enfin seulement quand Quentin s’arrête de parler.
Nous passons un très bon moment et regrettons seulement de ne pas pouvoir aller faire une sortie à découvrir les étoiles. L’endroit est parmi les plus réputés au monde pour son ciel dégagé et ses observatoires astronomiques, mais il fallait évidemment que nous tombions pendant une pleine lune… Nous sommes malgré tout agréablement surpris par l’honnêteté de l’agence qui nous a prévenus plutôt que de nous faire payer en amont. Ça ne serait jamais arrivé en Bolivie !
Nous rencontrons également plusieurs Français dont un couple de septuagénaires qui nous raconte s’être fait voler 700 € par un taxi à Santiago qui a entré (exprès) un mauvais montant en cachette sur son TPE. Ça promet !


La piquette chilienne
Après un bref arrêt à Antofagasta où Juliette a pu s’acheter un nouveau téléphone et nous faire retourner dans la civilisation, nous voici dans la vallée du vin chilien à Vicuña. La ville est une nouvelle fois plutôt jolie et agréable. Nous commençons notre visite par un musée recommandé par le Routard sur la célébrité locale : une prix Nobel de littérature dont nous n’avions évidemment jamais entendu parler. Nous en ressortons sans réellement plus savoir qui était cette personne, mais en tout cas le musée était beau !
Le lendemain, plus accessible, nous partons visiter une fabrique de pisco, la grappa ou armagnac chilien/péruvien. Ce n’est évidemment pas très bon mais la visite est intéressante et l’endroit idyllique. Le soir, nous partons à la recherche d’un bar à vin mais sommes rapidement déçus. Il n’y a dans cette ville que des bars à pisco… Tant pis, nous décidons de nous rabattre sur la bière et passons malgré tout une très bonne soirée.






Valparaiso et ses trois mâts
Avant-dernière étape de notre étape nord chilienne et pas des moindres : Valparaiso. Ville réputée comme la plus jolie (et l’une des moins sûres) du pays, elle fut jusqu’à la construction du canal de Suez le plus grand port d’Amérique du Sud. Depuis tombée un peu en désuétude, elle a repris du poil de la bête grâce au tourisme et au Street Art.
Excepté dans sa ville basse parmi les plus pauvres qui nous ait été donné de voir, on retrouve de nombreuses rues très jolies propices aux photos. Nous visitons le musée maritime qui nous permet d’en apprendre plus sur la ville ainsi que le musée d’histoire naturelle où nous en apprenons plus sur la faune locale, en particulier maritime.
Dans un continent où les grandes villes n’ont généralement que peu de charme, c’est une très jolie exception !


Hissez haut, Santiago
Dernière étape avant notre départ pour l’Argentine, la capitale du Chili. Réputée comme étant une des villes les plus riches du continent sud-américain, on remarque en effet rapidement que les petits boui-bouis laissent leur place aux gratte-ciels. Sans être du niveau d’une ville comme Bangkok, Hô Chi Minh ou Kuala Lumpur, c’est quand même très différent de ce qu’on a pu voir dans cette seconde partie de voyage. Après un bref passage au McDo pour comparer le classique indice Big Mac (plutôt élevé ici), on part pour un petit tour en ville. Comme à Valparaíso, Santiago est constellée de cerros, de sortes de collines où les maisons poussent comme des champignons. Outre l’effet sur le cardio, cela permet rapidement d’avoir de belles vues des alentours.
Le lendemain, on visite quelques monuments et on apprécie se balader dans les villes bien pavées, avec commerces et boutiques chics. Avec de nombreux bâtiments à l’architecture coloniale ou même Art déco, c’est clairement une des grandes villes les plus intéressantes depuis Carthagène en Colombie (ça date !). Dans un continent où les villes sont rarement très intéressantes, c’est une bouffée d’oxygène. On regrette presque de n’y être restés que 2 jours…






