Mendoza et Malargüe

La capitale du vin Argentin


Après deux semaines dans le Nord du Chili, nous traversons la cordillère des Andes pour rejoindre l’Argentine. Étape un peu particulière puisque c’est ici que Juliette a passé un an lors de son adolescence. La frontière est très peu fréquentée, et nous sommes les seuls étrangers. L’accent Argentin est déjà bien marqué et Quentin ne comprend rien à ce que lui raconte le douanier. De son côté, Juliette a perdu son papier d’immigration, tandis que Quentin l’imagine déjà en prison en tant que clandestine, le garde-frontière se contente de lever les yeux au ciel et la laisse passer. Nous passons deux jours à Mendoza, alors nous commençons par faire des courses chez… Carrefour ?! Apparemment, enseigne nationale du pays, il y en a à tous les coins de rue. Nous nous promenons à la (re)découverte de la ville, les odeurs de maté, de choripan et les alfajores ravivent des souvenirs chez Juliette.

Le lendemain, nous partons à Maipu, visiter la région. Nous louons des vélos pour faire le tour des vignobles. Nous commençons doucement par déguster des huiles d’olive et des tapenades, puis nous enchaînons les caves où les « dégustations » s’apparentent plutôt à juste boire un verre sans explication (ce dont nous nous accommodons, comme vous pouvez le deviner). Après avoir goûté une dizaine de vins, il est temps de clôturer la journée, légèrement écœurés par le Malbec.

En route vers le passé

En arrivant le vendredi, nous sommes passés chez Claro (et pas chez Sosh), l’opérateur mobile national afin de nous prendre une carte SIM. Malheureusement, celle de Quentin ne marchait pas. Après un second rendez-vous le samedi pour régler le problème, il n’a toujours pas de connexion ce lundi matin. Nous décidons donc d’y retourner une troisième et dernière fois avant de partir pour Malargüe, et nous apprenons que son téléphone étant un téléphone VOLÉ, l’opérateur bloque la SIM. On n’en finit donc jamais avec les arnaques !
À 13h, nous embarquons dans le bus pour Malargüe, retrouver la famille d’accueil de Juliette. Elle passe tout le trajet assez stressée à l’idée de les revoir après 14 ans ! Sandra (la maman) vient nous récupérer au terminal de bus, apparemment ravie de nous accueillir. Nous arrivons à la maison vers 17h, parfait pour prendre un goûter et partager un maté ! Quentin ne comprend pas tout mais sourit, on pourrait presque croire qu’il suit. Petit à petit, toute la famille arrive du travail et se joint à nous pour le goûter même s’il est maintenant 19h. Quentin s’inquiète : allons-nous dîner ? Et si oui, à quelle heure ?! En tant que bons Latinos, c’est à 21h30 que nous préparons le dîner et nous passons à table vers 22h30. Du jamais vu pour Quentin. Le lendemain, nous partons nous promener dans la ville, Juliette retrouve un peu ses marques, son lycée, son magasin de glaces préféré, la tour de l’horloge, etc. Nous rentrons pour manger les fameux empanadas, chaussons fourrés à la viande, spécialité « locale » que nous avons pu manger dans tous les autres pays d’Amérique Latine, mais ceux-ci ont un petit goût de nostalgie. Après un petit tour dans l’exploitation agricole familiale, il est temps pour nous de faire nos adieux et de prendre notre bus direction Bariloche !

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