Puerto Iguazú et Ilha grande

siesta

Nous quittons San Ignacio pour nous rendre à Puerto Iguazú admirer les fameuses chutes éponymes. Nous nous rendons alors au terminal de bus (qui s’apparente plutôt à un abribus) où nous souhaitons acheter un billet. Quelle sotte idée de s’y rendre à 14h puisque tout est fermé : c’est évidemment l’heure de la sieste ! Ne sachant pas trop comment faire, nous achetons non sans difficulté un billet en ligne et montons dans le premier bus. Nous arrivons à Puerto Iguazú en fin de journée et nous profitons de l’ambiance festive propre aux climats chauds, qui nous avait un peu manqué. Nous rentrons nous coucher tôt, demain une grosse journée nous attend : la visite des chutes. La nuit n’est pas des plus reposantes, car les chiens du quartier passent leur meilleure soirée et aboient toute la nuit, mais bon il nous en faut plus pour nous gâcher une journée !

Quentin au bord de la crise de nerf

Avec près de 18 mois de voyage dans les pattes, nous sommes bien rodés : pique-nique dans le sac à dos, horaires de bus en tête, moyens de paiement vérifiés en amont, rien ne peut mal se dérouler… C’était sans compter sur le fait que nous sommes en Argentine, tout peut donc mal tourner !
Ça commence dès l’achat du billet de bus, comme par hasard, il n’y a qu’une seule compagnie de bus qui va aux chutes et leur TPE est en panne… Vraiment pas de bol ! Nous quittons l’Argentine dans 24h, et compte tenu des frais de retrait (15€ tous les 60€), hors de question de retirer. Heureusement, Juliette a plus d’un tour dans son sac, et en sort des euros. On se fait un peu rouler sur le taux de change et sur le rendu de monnaie, mais on a l’habitude, Quentin ferme les yeux et ça passe tout seul. Nous montons à bord du bus et nous arrivons après plus d’une heure à l’entrée du parc national où… Surprise : le paiement en carte VISA ne fonctionne exceptionnellement pas ! Ce n’est pas grave, Juliette a une Mastercard dématérialisée sur son téléphone… Surprise : le paiement sans contact n’est pas accepté. Ce n’est pas grave, on va acheter les billets en ligne… Surprise : le site ne fonctionne pas. Ce n’est pas grave, on va retirer du liquide… Surprise : le distributeur est vide ! Imaginez Quentin monter progressivement en pression. On envisage alors que l’un de nous fasse demi-tour récupérer la Mastercard à l’hôtel, mais cela signifie faire 2 heures de bus aller-retour et tout de même retirer du liquide pour payer le fameux bus ! Nous sommes à 2 doigts d’abandonner quand, miracle : Quentin réussit à acheter 2 billets ! Hourra ! La journée n’est pas fichue. Le parc national vaut vraiment le coup et nous fait (presque) oublier nos déboires, même s’il faut quelques heures à Quentin pour retrouver sa sérénité.. Les chûtes sont magestueuses et nous en prenons plein les yeux, nous apercevons aussi des coatis, de magnifiques geais qui essaient de voler le sandwich de Quentin, et des tégus (une sorte de varan). Finalement la journée est très bonne et nous n’en garderons que le positif !

Brazil, nous voilà !

Nous traversons la frontière brésilienne en taxi. En effet, il n’y a que 30 km entre Puerto Iguazú (Argentine) et Foz do Iguaçu (Brésil). On nous dépose au terminal de bus où un trajet de 19 h nous attend afin de rejoindre Sao Paulo. Nous n’avons parcouru que quelques kilomètres, mais le dépaysement est TOTAL. Plus personne ne parle espagnol, et encore moins anglais, la nourriture est nettement meilleure, et les gens sont gentils !! Ils nous sourient, essaient de nous aider autant qu’ils le peuvent et n’essaient pas de nous arnaquer. Quel changement !

Paraty et sa gastronomie

Arrivés à Sao Paulo, nous enchaînons directement sur un autre bus de 6 heures, direction Paraty, petite ville coloniale dans la région de Rio de Janeiro. Nous sommes tout de suite séduits par l’ambiance : les rues sont animées, il fait bon, on dîne en terrasse et on goûte le plat local : une moqueca de peixe (une sorte de ragoût de poisson délicieux). Pour le lendemain, nous prévoyons une excursion en jeep pour découvrir des cascades dans les environs. Le guide ne parle que portugais, mais avec les gestes, on comprend presque tout ! On se baigne dans quelques cascades, mais on fait surtout le tour des distilleries de cachaça, et de productions en tout genre (farine de tapioca, confiture de lait, fromage, pâtes de fruits, etc.). Malgré une crevaison qui nous fait perdre un peu de temps, nous passons une excellente journée et nous rentrons la peau du ventre bien tendue. Pour notre dernière journée à Paraty, la météo n’est pas au beau fixe, mais nous enfilons nos K-Way et partons quand même découvrir la ville. Le centre pittoresque est vraiment très joli et la pluie crée une ambiance assez sympa puisque nous sommes seuls dans les rues, mais elle nous donne surtout une bonne excuse pour nous arrêter manger un goûter !

Ilha Grande et ses ouistitis !

Nous quittons Paraty pour nous rendre sur l’île d’Ilha Grande, à quelques heures de route et de bateau. Étonnamment, nous ne trouvons aucun transport public pour nous y rendre, alors nous faisons appel à une agence privée. Quel luxe d’être récupérés et déposés directement à nos logements sans avoir à organiser les transferts ! On voit bien que nous sommes sur la fin du voyage. Juliette, la ministre des Finances, ferme enfin les yeux sur le budget ! Sur Ilha Grande, nous ne profitons pas vraiment de la mer puisque l’eau est encore bien froide en ce début de saison. En revanche, nous faisons de jolies randonnées où nous tombons nez à nez avec des ouistitis ! Sacrée rencontre. Les paysages sont vraiment magnifiques et nous profitons du calme de l’île, (mais aussi de ses caipirinhas), avant de rejoindre notre dernière étape du voyage : Rio de Janeiro !

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