Rio de Janeiro
Baina
Nous voici à la dernière étape de notre voyage, et quelle étape ! Rio de Janeiro, probablement la grande ville la plus connue et fantasmée d’Amérique du Sud. Plages de sable fin, ambiance festive, favelas, Christ Rédempteur dominant le mont Corcovado… Nous avons déjà tellement d’idées en tête sur la ville qu’il va être difficile de ne pas être un peu déçu. Et pourtant ! Dès les premiers pas, on est impressionnés par cette ville gigantesque aux alentours magnifiques de monts boisés. Tradition oblige, on commence par s’arrêter dans un McDonald’s pour chercher les différences entre les pays. Et premier choc, les gens semblent beaucoup plus souriants, et les prix bien moins élevés. Ça commence bien ! Nous partons maintenant en route vers notre logement à quelques pieds de Copacabana (et oui héhé). Le lieu est top et grand, quel plaisir de pouvoir se dire que l’on va pouvoir passer une semaine ici !


Les Pains de Sucre (miam)
Cap sur le Pain de Sucre, ce piton rocheux emblématique que l’on rejoint en téléphérique. Et quelle montée ! Au fur et à mesure qu’on s’élève, la baie se déploie sous nos yeux avec ses rochers qui jaillissent de la mer et ses montagnes tapissées de forêt. Impossible de ne pas penser à l’Asie, à la baie d’Halong ou aux paysages de Yangshuo… sauf qu’ici, c’est une mégalopole de plusieurs millions d’habitants qui vient se nicher entre les sommets. On en prend vraiment plein les yeux. On profite aussi de notre passage par le quartier d’Urca pour faire un tour du côté de la Mureta da Urca et de sa plage, tout simplement magnifique.








Corcovado et Christ Rédempteur
Le Christ Rédempteur, on l’a tellement vu en photo qu’on redoutait un peu la déception. Et pourtant, une fois là-haut, il est aussi impressionnant que ce qu’on avait en tête, les bras grands ouverts au-dessus de la ville. Petit plaisir cocardier au passage : on apprend que la statue doit beaucoup à un Français, le sculpteur Paul Landowski, né à Paris, à qui l’on doit la conception de la silhouette de l’œuvre. Le petit train qui grimpe jusqu’au sommet du Corcovado est d’ailleurs très sympa, avec ses belles vues qui se faufilent à travers la forêt. On enchaîne ensuite avec le Parque Lage, vraiment splendide avec son jardin tropical luxuriant, puis avec le jardin botanique, tout aussi dépaysant. À force de monter, descendre et arpenter, on finit par se rendre à l’évidence : Rio est une ville superbe, sans doute l’une des plus belles qu’on ait vues.


Santa Teresa et Lapa
On part ensuite explorer le côté plus urbain de la ville, direction les quartiers de Santa Teresa et de Lapa. On y découvre les magnifiques escaliers de mosaïques, ces fameuses marches colorées qui dévalent la pente carreau après carreau, dans un joyeux patchwork de céramiques venues du monde entier. Et grande victoire pour Quentin, qui y déniche pléthore de drapeaux basques à son plus grand bonheur. Cette balade nous permet de voir un Rio plus citadin, qui reste pour autant magnifique et terriblement vivant. On s’est d’ailleurs senti en sécurité en permanence, avec des gens toujours très souriants et qui faisaient énormément d’efforts pour se faire comprendre malgré la barrière de la langue, et ce tout au long de notre séjour au Brésil.






Un final haut en couleur
Pour cette toute dernière étape, on a mené une double vie un peu particulière : entre deux entretiens professionnels destinés à préparer notre retour en France, on filait à la plage faire quelques allers-retours. La transition entre une visio en chemise et les pieds dans le sable de Copacabana avait quelque chose d’assez cocasse. Car il faut bien le dire, l’ambiance ici est vraiment vivante et les plages magnifiques, Copacabana, Ipanema et toutes les autres. On a clôturé ce voyage en beauté avec un spectacle que Juliette avait offert pour l’anniversaire de Quentin, au Roxy, une ancienne salle de cinéma Art déco de Copacabana reconvertie en dîner-spectacle. L’ambiance rappelait un peu le Moulin Rouge dont il s’inspire ouvertement, avec ses tables, ses costumes à plumes et son show très professionnel rythmé par la musique live. Chaque tableau mettait à l’honneur une région différente du Brésil, des rythmes endiablés de la samba aux traditions du Nordeste, le tout porté par une soixantaine d’artistes. De quoi mesurer une dernière fois à quel point ce pays impressionne par la diversité de ses cultures et de ses paysages. Autant dire que Juliette est déjà prête à soûler Quentin pendant les dix prochaines années pour venir vivre à Rio. Dans tous les cas, une chose est sûre : on y retournera. Un véritable coup de cœur, et la plus belle des façons de refermer notre carnet de voyage.







